08 août 2017

Changements climatiques : des scientifiques américains laissent filtrer un rapport accablant

Un rapport gouvernemental américain s'inquiète du changement climatique

Ce document "contredit les affirmations du président Trump et des membres de son cabinet selon lesquels la contribution humaine au changement climatique n'est pas avérée et la possibilité de prévoir ses effets est limitée", écrit le "New York Times", mardi.

Le document de plus de 500 pages, rédigé par 13 agences gouvernementales, est le fruit de 4 ans de travail.


Voir également (il y a plus de dix ans !) :

Le rapport du Pentagone: scénario catastrophe... à l'américaine

02 août 2017

accord avec les faits : Les limites de l'évolutionnisme

Depuis plus ou moins longtemps selon les domaines, l'évolutionnisme a fait l'objet de réserves, d'abord au niveau de son accord avec les faits, plus tard pour ses principes. La critique a commencé dans les sciences humaines et la philosophie de l'histoire. Elle est maintenant générale. Même les cosmologistes préfèrent aujourd'hui parler d'histoire plutôt que d'évolution de l'univers. La biologie qui a fourni le schème embryologique inspirateur de l'évolutionnisme, et qui l'a conforté avec la théorie darwinienne de l'évolution, est peut-être la science où cette critique a le plus tardé à se manifester. Certes, Jacques Monod s'est attaqué aux visions globales de l'évolution, à l'animisme et à l'anthropocentrisme qui les caractérisent. Puis Georges Canguilhem a montré qu'en réalité la pensée de Darwin elle-même brise le cercle des concepts de l'évolutionnisme. Enfin, Patrick Tort explique que l'évolutionnisme spencerien a parasité Darwin, mais que celui-ci lui a dans une certaine mesure résisté.
La critique du grand récit évolutionniste laisse un vide important. Son pouvoir unificateur reposait sur la possibilité de présupposer un sujet et la continuité de son évolution. Sa vision globale est perdue, ce qui laisse la postmodernité quelque peu désemparée
Hubert FAES, « ÉVOLUTIONNISME  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 2 août 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/evolutionnisme/

12 mars 2017

Michel Onfray: «Notre civilisation n’a plus les moyens de défendre quoi que ce soit de positif»

Tout le monde sait que des civilisations ont disparu, que les civilisations sont mortelles, mais personne ne veut l’accepter pour nous

– Dans votre optique, la décadence de la civilisation judéo-chrétienne est dès lors inéluctable. Problème majeur: notre société y est-elle préparée?

– Non, pas plus que nous ne nous préparons à notre propre mort! Nous savons que les civilisations sont mortelles, tout comme nous savons que nous le sommes également, mais il existe une formidable capacité à la dénégation chez ceux qui sont concernés directement par ces faits. On consent à cette vérité pour tout ce qui n’est pas nous, mais jamais pour nous. De la même manière, nous sommes capables d’être très critiques sur les religions d’autrui mais pas du tout sur la nôtre. C’est la fameuse histoire de la paille que l’on voit dans l’œil du voisin sans être capable de voir la poutre qui se trouve dans le nôtre…
Nos sociétés ressemblent à un navire en grande difficulté qui continue de voguer sur des eaux toujours plus houleuses. La voie d’eau est largement ouverte dans la coque du bateau qui coule et il n’y a plus rien à faire d’autre que de mourir debout, avec élégance. Je suis un tragique: j’essaie de voir le réel tel qu’il est. Ni rire, ni pleurer, mais comprendre, écrivait déjà Spinoza
en son temps. 
«Décadence» (Ed. Flammarion)
lu ici

27 février 2017

pourquoi il ne faut pas avoir honte de ne plus aller aux urnes



site officiel

Pourquoi avez-vous décidé de vous abstenir de voter ?

Ça s’est imposé à moi. J’ai remarqué qu’à chaque élection, il y a toujours les trois mêmes phases. D’abord on est déçu du mandat qui se finit. On se dit que les politiques sont tous nuls. Ensuite, on formule un espoir en se disant que le prochain président sera peut-être mieux. Et puis finalement, il y a à nouveau des scandales qui éclatent.

Si aucun candidat ne convainc un électeur, ne devrait-il pas plutôt voter blanc ?

Non. Premièrement, parce que le vote blanc n’est pas reconnu. Ensuite parce que les élus ne justifient plus que l’on se déplace pour voter, même blanc. La grande majorité des élus des assemblées n’ont pas de pouvoir et ne pourraient rien changer à la situation.