16 juillet 2009

La "démystification vitaliste" : une illusion


"Le mythe d'une surhumanité totalement réconciliée avec la vie, libérée de toutes les hésitations et de tous les déchirements dont souffre l'humanité ordinaire, délivré en un mot de la finitude [est un] mythe qui relève du type même d'utopisme prophétique que Nietzsche affecte de mépriser (...)
repose en fait sur un certain type de rejet du monde - notamment du monde moderne, corrompu et décadent -, et sur un rêve "religieux" de transfiguration de l'existence.(...)
La fascination pour la vitalité, érigée en valeur suprême, est plus un signe de maladie et de faiblesse qu'un signe de force.
La santé et l'équilibre sont certainement plus du côté de ceux qui ont une conscience morale ferme, et sont capables, précisément parce qu'ils aiment la vie, de refuser l'inacceptable, que de ceux qui rêvent d'une humanité fantasmatique." p.78, l'Illusion, QSJ?3093

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