10 octobre 2008

La crise financière des subprimes


Après l'explosion de la bulle spéculative sur les nouvelles technologies en 2001, le marché immobilier américain a connu une embellie spectaculaire. La croissance a été portée en partie par le marché des subprimes, c'est-à-dire des crédits hypothécaires proposés à des ménages à fort risque, ne présentant pas les garanties financières normalement exigées pour un emprunt immobilier. Ce type de prêt passe de 120 milliards de dollars en volume en 2001 à 600 milliards en 2006.
En procédant de la sorte, les banques ont alimenté la croissance du marché immobilier, puisqu'elles ont stimulé la demande. Les emprunts contractés l'ont été le plus souvent à taux révisable. Les prêteurs ont donc répercuté sur des ménages fortement endettés la hausse des taux (rappelons que le taux directeur de la Réserve fédérale a été rehaussé de quatre points entre 2001 et 2006). Lorsque les emprunteurs ne pouvaient plus faire face à la charge de leur dette, ils revendaient le bien et pouvaient, grâce à la plus-value résultant de la hausse du marché, rembourser la banque. Les prêteurs ont par ailleurs transformé ces créances en obligations (titrisation), qu'elles ont massivement placées sur les marchés financiers. Cette technique leur permet de sortir les créances les plus douteuses de leur bilan. Début 2007, le marché des créances immobilières titrisées atteint un volume comparable à celui des bons du trésor américain !
Fin 2006, les premiers signes de ralentissement du marché immobilier sont observés. L'engrenage est alors fatal. En effet, les prix commençant à baisser, les banques ne parviennent plus à recouvrir l'intégralité des sommes prêtées. Une crise financière s'ensuit. Voici la chronologie qui a conduit à un « été noir » sur les places boursières mondiales.

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