15 avril 2010

le lot commun de la foi chrétienne

L’histoire enseigne pourtant que les situations périlleuses sont le lot commun de la foi chrétienne. On peut même affirmer qu’elle a déjà souffert plusieurs morts et que, dans chaque cas, elle en est sortie plus forte que jamais. Selon l’historien Christopher Dawson, les premiers siècles de notre ère illustrent mieux que tous les autres comment agit le ferment chrétien. Dès sa plus tendre enfance, dit-il, l’Église « s’est trouvée engagée dans un combat héroïque avec l’Empire romain et la civilisation du monde païen ». Et lorsque, après trois siècles de lutte acharnée, l’Empire est devenu chrétien, l’Église a été aussitôt confrontée à un nouvel ennemi – une hérésie officiellement avalisée par les pouvoirs temporels. Bref, l’Église a survécu non seulement aux attaques extérieures les plus violentes, comme les persécutions romaines des trois premiers siècles, le choc de l’islam au début du Moyen Âge et la sauvagerie de la Révolution française à la fin du XVIIIe siècle, mais également aux déficiences et aux erreurs dont a souffert la vie de foi de plusieurs de ses membres. Comme nous le rappelle si bien G.K. Chesterton, « au moins cinq fois…avec les Ariens et les Albigeois, avec le scepticisme humaniste de la Renaissance, après Voltaire et après Darwin, tout indiquait que la foi était livrée en pâture aux chacals. Dans chacun de ces cinq cas, c’est le chacal qui est mort.

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