27 juillet 2010

École de Francfort


L'école de Francfort est notamment connue pour s'être penchée sur l'apparition de la culture de masse dans les sociétés modernes, dont elle développera une critique à l'aide du concept de l'« industrie culturelle ».


Deux autres sociologues de l'école de Francfort, Théodore Adorno et Max Horkheimer considèrent l'art comme instrument de libération et comme force motrice dans la lutte pour changer le monde. La culture de masse est alors le symptôme d'une civilisation qui programme l'autodestruction de la raison et le déclin de la conscience critique. « L'esprit ne peut survivre lorsqu'il est défini comme un bien culturel et destiné à des fins de consommation. La marée d'informations précises et d'amusements domestiqués rend les hommes plus ingénieux en même temps qu'elle les abêtit »
Selon eux, la culture de masse n'est donc qu'un moyen de garrotter la conscience de l'homme. Puisqu'elle donne l'illusion du choix, qu'elle automatise la consommation et l'identification, qu'elle rend impossible la dissidence, que le consommateur est réduit à l'état d'objet et qu'elle substitue le conformisme à l'autonomie.
Les politiques ont dans ce sens bien compris l'avantage de ce garrottage des consciences, d'autant plus qu'avec l'ère industrielle et l'apparition du capitalisme le pouvoir politique est devenu sous le contrôle des industriels et des patrons des entreprises ou en tout cas soumis aux principes économiques puisque nous voyons bien que les programmes politiques mettent en avant des thèmes comme la croissance ou la relance économique… Gustave Le Bon, un sociologue ayant inspiré Hitler ou Mussolini. déclare d'ailleurs : « L'usage des moyens modernes de communication est un moyen de contrôler ces entités incultes et violentes que constituent les masses ».

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