24 avril 2011

De l'homme supérieur et de l'évolution des espèces


« Aujourd'hui les petites gens sont devenus les maitres, ils prêchent tous la résignation, et la modestie, et la prudence, et l'application, et les égards et le long ainsi-de-suite des petites vertus. [...] Surmontez, hommes supérieurs, les petites vertus, les petites prudences, les égards pour les grains de sable, le fourmillement des fourmis, le misérable contentement de soi, le « bonheur du plus grand nombre ! » — Et désespérez plutôt que de vous rendre. Car, en vérité, je vous aime, parce que vous ne savez pas vivre aujourd'hui, ô hommes supérieurs ! Car c'est ainsi que vous vivez — le mieux ! » Ainsi parlait Zarathoustra, Quatrième partie, De l'homme supérieur.

« les hommes supérieurs ». En constatant chez eux l'apparition d'instincts plus riches indépendamment de toute espèce de milieu d'une part, et en constatant la souffrance résultant de ces instincts privés de conditions d'existence d'autre part, Nietzsche a admis que l'évolution des espèces était un phénomène absolument endogène et défavorisant.




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