08 janvier 2015

vivre sans Dieu

"...la religion vient d'ailleurs, elle est autre que la politique."
"Quand on pense détenir la vérité, on souhaite en faire profiter tout le monde. Une religion qui ne cherche pas à conquérir de nouveaux adeptes est une religion d'un autre type, plus ancien, une croyance tribale. Une religion universaliste est tout naturellement expansionniste."
"Le retour du fait religieux est un mouvement mondial, une lame de fond. (…) L'athéisme est trop triste. Le besoin de sens revient. (…) Je pense que nous assistons en ce moment à la fin d'un mouvement historique qui a débuté il y a très longtemps, à la fin du Moyen Age. (…) La seule théorie authentiquement perdante en ce moment, c'est l'idéologie débutée avec le protestantisme, atteignant son apogée au siècle des Lumières et aboutissant à la Révolution, fondée sur l'autonomie de l'homme et le pouvoir de sa raison. Ça, c'est une idéologie qui est très mal partie ; je ne lui ai d'ailleurs même pas donné la parole dans mon roman."
"Il y a un suicide plus général qui est celui de l'Occident, suicide économique, démographique et surtout spirituel, et si ce discours parle à mon narrateur, c'est parce qu'il évoque la réelle impossibilité de vivre sans Dieu."
Alors que paraît demain Soumission, son nouveau roman édité chez Flammarion qui décrit une France dirigée par un gouvernement islamiste en 2022, l'écrivain Michel Houellebecq s'est longuement confié au Figaro Magazine.

«De plus en plus de gens ne supportent plus de vivre sans Dieu», et pour lui, personnellement, «l’athéisme est difficile à tenir»
Michel Houellebecq face à David Pujadas le 6 janvier 2015 sur France 2

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