22 avril 2008

Houellebecq : La fête réussie


En explorant davantage le concept de la fête, Houellebecq distingue quatre sortes de réunions, qui échouent presque toutes, puisqu’on a perdu le sens d’être réunis. ‘Qu’est-ce qui pourrait bien, au fond, justifier d’être réunis ?’ Le fait qu’on a perdu le sens d’être réuni traduit l’absence de communautés autour desquelles la vie était organisée autrefois : le sens communautaire n’existe plus et a été remplacé aujourd’hui par le sentiment d’individualité. La plupart des réunions se transforment en une ‘compétition narcissique’ : on oublie la raison pour laquelle on s’est réuni et on rentre dans la conscience de soi-même, dans le désir d’obtenir l’approbation des autres afin de satisfaire son narcissisme. La seule forme de réunion qui peut réussir est celle de la cérémonie religieuse : ‘Une cérémonie religieuse dont les participants auraient la foi offrirait donc l’exemple unique d’une fête réussie.’ Ainsi Houellebecq fait référence à l’importance communautaire de la religion. Cette communauté redonne le sentiment de croyance et le sentiment communautaire aux individus ce qui leur rend possible d’oublier leur individualité et de se concentrer sur la réunion.

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