31 mars 2010

Désintérêt pour l'étude de la philosophie

Jean Paul Il, Fides et Ratio : « [5]. En même temps, elle [L'Église] considère la philosophie comme une aide indispensable pour approfondir l'intelligence de la foi et pour communiquer la vérité de l'Évangile à ceux qui ne la connaissent pas encore. ( ... )

[55]. ( ... ) On rencontre aussi des dangers de repliement sur le fidéisme, qui ne reconnaît pas l'importance de laconnaissance rationnelle et du discours philosophique pour l'intelligence de la foi, plus encore pour la possibilité même de croire en Dieu. Une expression aujourd'hui répandue de cette tendance fidéiste est le " biblicisme ", qui tend à faire de la lecture de l'Écriture Sainte ou de son exégèse l'unique point de référence véridique. (...) D'autres formes de fidéisme latent se reconnaissent au peu de considération accordée à la théologie spéculative, comme aussi au mépris pour la philosophie classique, aux notions desquelles l'intelligence de la foi et les formulations dogmatiques elles mêmes ont puisé leur terminologie. Le Pape Pie XII de vénérée mémoire a mis en garde contre un tel oubli de la tradition philosophique et contre l'abandon des terminologies traditionnelles. ( ... )

61. ( ... ) Dans beaucoup d'écoles catholiques, au cours des années qui suivirent le Concile Vatican II, on a pu remarquer à ce sujet un certain étiolement dù à une estime moindre, non seulement de la philosophie scolastique,mais plus généralement de l'étude même de la philosophie. Avec étonnement et à regret, je dois constater qu'un certain nombre de théologiens partagent ce désintérêt pour l'étude de la philosophie. ( ... )


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