04 août 2010

Prix Jean Vigo 2010


Prix Jean Vigo 2010, sélectionnée à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, avec Un poison violent, la jeune Katell Quillévéré signe un premier film mélancolique et lumineux.


La réalisatrice aborde de nombreux thèmes: les premiers émois de l'adolescence auxquels elle ajoute une crise mystique, la tentation, la solitude née d'une rupture, un amour interdit, les rapports mère-fille, l'absence du père. Il était assez difficile de les approfondir tous, mais Katell Quillévéré a su les parer d'une couleur nouvelle les faisant échapper aux clichés et à la banalité. Tout en égratignant au passage la religion catholique qui fait l'éloge de la souffrance et dont les homélies sont parfois coupées de la réalité. On pense à certains films de Maurice Pialat et c'est à la Sandrine Bonnaire de cette période que peut faire référence la jeune interprète principale Clara Augarde qui incarne une Anna à la recherche de son identité et qui vacille entre désir et pureté. Autour d'elle, Michel Galabru se révèle parfait dans un rôle en or de grand-père mécréant et truculent, tandis que Lio, juste et émouvante dans le rôle de la mère ultra-catho luttant contre le péché charnel, est tout simplement épatante.

Le Télégramme - ‎2 août 2010‎





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