04 août 2010

Un Poison violent


"Quand la quête du sacré -sujet en voie de disparition- se télescope avec les poussées de sève, on tient là un très beau personnage, qui fait devant nous l'expérience grave et contradictoire, douce et violente, de la solitude et de la liberté."

François Guillaume-Lorrain (article entier disponible dans Le Point n°1976, page 78)

"Ce premier film sensible aborde avec pudeur et intelligence le passage de l'enfance à l'adolescence tout en taclant au passage le poids de la religion catholique dans la France d'aujourd'hui." Julien Barcilon (article entier disponible dans Télé7Jours n°2619, page 114)

La religion exacerbe la contradiction entre une ligne de conduite qu’on s’impose, et les pulsions qui nous habitent.

À l’image de notre génération, et contrairement à celle des années 60-80, Anna ne se construit pas en rejetant les modèles qui l’ont constituée jusque-là.

Elle s’ouvre à sa liberté, sans refuge. Et la liberté n’est pas quelque chose de doux.

Je voulais des personnages très terriens, pas des « modèles ». Le motif religieux appelait des corps très incarnés, sinon le discours du film m’aurait semblé trop redondant. Je n’ai choisi que des acteurs ayant un corps plein de vie, d’énergie sexuelle, car c’est précisément ce que la religion catholique cherche à enterrer et qu’une caméra capte immédiatement.

Entretien avec Katell Quillévéré, réalisatrice d'Un Poison Violent

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