18 octobre 2012

Une libération présumée des mœurs


Sylvia Kristel, connue dans le monde entier pour avoir incarné l'héroïne du film érotique Emmanuelle, est décédée mercredi 17 octobre

Au début des années 1970, l'érotisme cru, après Mai 68, après les mouvements féministes, commence à envahir le grand écran.
Le grand public, peu habitué encore à la bestialité du X découvre alors un septième art sulfureux, qui pousse les adeptes d'Eros à la frontière de la pornographie.
la réalisation de Just Jaeckin était surtout très suggestive et ses scénarios simplissimes à l'excès. Mais Sylvia Kristel, devient le symbole d'une société qui s'affranchit.
Emmanuelle est un film relativement médiocre.
A l’origine, Il s’agit d’un roman sulfureux de 1959, signé par Emmanuelle Arsan et édité par la maison d’édition Eric Losfeld, spécialisée dans les ouvrages érotiques. Interdit à l’affichage dans les librairies, interdit jusque dans les rayons, mais pas à la vente sous le comptoir, ce livre très anodin, est devenu, dans les années 1960, un étendard de la liberté sexuelle.
D’abord censuré pendant quelques mois en France, finalement, l’élection de Valéry Giscard d’Estaing, qui voulait avoir l’air plus moderne par rapport à Pompidou, change la donne. Le film sort en juin 1974.
C'était l'image d'une évolution irrésistible de la société française, d'une transformation de son cinéma, d'une libération présumée de ses mœurs. (dixit Le Monde.fr | )


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